La semaine dernière, comme beaucoup de Français , j’ai reçu un courriel (ou courrier peu importe) de Cofidis avec toutes les astuces traditionnelles publicitaires, » bientôt les soldes, les vacances… ( Mi août ils argumenteront « bientôt la rentrée… »), au taux d’intérêt annuel de près de 20%, assurance comprise !

L’usure déguisée
La brochure est assez habilement conçue, pour noyer le poisson du coût effarant du crédit. D’abord, il faut bien noter qu’il existe trois vitesses de remboursement, Confort, avec taux d’intérêt hors assurance à 21,1% en confort(et quel confort…), Rapide, à 17,91% eExpress, à 12,9%. Quand on rentre dans le détail, on constate qu’il existe une assurance facultative(faut bien vous glisser une option ou 2…). Pour 1000 euros de crédit, le montant total dû et remboursé au bout de 2 ans et demi atteint la coquête somme de 1256,81 euros, auquel il faut ajouter la somme de 120,20 euros d’assurance facultative, soit un total de 1370,01 euros. Le montant à rembourser mensuellement est de 42 euros, ou 46 euros avec assurance.

Naturellement, Cofidis tout comme ses concurrents, demande aux malheureux candidats au crédit renouvelable une foule d’informations, et propose également d’adjoindre un co-emprunteur (c’est toujours mieux d’avoir 2 bêtes à tondre). Dans cette Jungle, on se rend à peine compte que le taux d’emprunt global dépasse 29%, assurance facultative comprise, pour l’option Confort, qui permet un remboursement en deux ans et demi. Et si les pauvres victimes qui souscrivent à cet emprunt ont du mal à le rembourser, mais rassurez vous dans sa grande humanité COFIDIS a pensé à tout… Un nouveau crédit sera proposé à ces victimes, c’est extrêmement profitable pour l’organisme de crédit. Même avec un peu de casse, avec des taux d’intérêt pour se financer proches de 0, la marge promet d’être juteuse.


Des pratiques à proscrire que font les élus ?


Tellement juteuse qu’elle permet de payer ces campagnes de communication, dans les médias ou par des courriers personnalisés. Quand on connaît le rôle joué par les crédits accordés n’importe comment pendant la crise des subprimes, il est proprement effarant qu’il soit possible de faire de la publicité pour des crédits à la consommation. En effet, toute l’histoire économique montre les dangers créés par l’endettement excessif. Et plus globalement, on peut se demander pourquoi toute publicité pour le crédit ne devrait pas être interdite, dans les médias ou ailleurs.

Mais plus généralement encore, est-il simplement acceptable que des entreprises puissent prêter à des taux d’intérêt de près de 30% alors que les taux d’intérêt sont à moins de 1% à long terme, et même 0% pour les prêts à court terme. La marge réalisée n’est-elle pas totalement indécente. Il est effarant qu’il soit possible de prêter à un tel taux alors que les taux d’intérêt sont aussi bas. Le taux d’usure défini par la banque de France devrait être largement baissé et il faudrait aussi davantage encadrer la facturation d’assurance à des prix totalement indécents, même si une part couvre le non remboursement.

Encore une fois, nous avons eut bien des lois mais beaucoup sont inefficaces et complaisantes, on laisse faire des pratiques de crédit qui, malgré l’emballage, ne sont en réalité que la version moderne de l’usure (usure contre lequel les banques mutualistes, crédit agricole et Crédit mutuel ont vues le jour… Mais ça c’est une autre histoire…). Pire, on laisse même en faire la publicité de ces crédits qui au final enfoncent les gens.

Gens qui au passage doivent bannir ces crédits, en effet nous voyons trop de familles pour qui ces crédits sont l’origine du surendettement.

Merci à tous de nous faire connaître 😉

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